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Comment la psychothérapie et l’hypnose peuvent soulager la phobie scolaire d’un enfant et d’un adolescent ?

Vous êtes directement touchés par la phobie scolaire, et vous ne vous reconnaissez plus ? Vous êtes le parent d’un.e enfant, adolescent.e, qui vit cloitré.e dans sa chambre ou dans la maison ? Vous avez besoin de comprendre ce qui se passe, et où demander de l’aide ? Cet article vous est destiné.

La phobie scolaire, c’est quoi ?

Ce sont de bons élèves. Ni décrocheurs, ni surdoués : des élèves comme les autres. Un jour, pourtant, ils ont éprouvé une peur panique à l’idée de retourner à l’école. « Phobie scolaire » : l’expression est récente, et le mal qu’elle décrit encore mystérieux.

Chaque année, des milliers d’adolescents disparaissent des cours de récréation. La scolarité leur est devenue insupportable. Pourquoi ces jeunes font-ils un refus de l’école ? Quelles sont les peurs qui les tétanisent ? Les adultes sont désemparés : enseignants, mais aussi parents, qui voient leur enfant s’enfermer dans son mal-être.

Quels sont les symptômes de la phobie scolaire ?

L’enfant ou l’adolescent est pris d’effroi : figement du corps, impossibilité de mouvements, tremblements, crise de pleurs, mal au ventre. La personne a l’impression de peser cent tonnes, de ne plus pouvoir penser, dans une impossibilité de dialogue avec elle-même et avec l’autre.

C’est un état narcissique centré sur l’autoconservation, caractéristique du très jeune enfant. L’être terrorisé, tel un tout petit enfant, ne pense plus qu’à lui-même. Après cette crise de panique, le sujet se sent extrêmement coupable, et a le sentiment d’être un monstre d’égoïsme.

Dans cet état de régression enfantine, c’est l’imaginaire qui vient prendre le relais de la réalité. Un débordement d’imaginaire et le jeu de tous les possibles qui engendrent un état phobique, et une sorte de vertige.

Cette souffrance isole le sujet et le sépare de tous. Il/Elle envie les autres tout en les détestant de ne pouvoir comprendre ses souffrances. La personne n’a plus qu’une envie, se retrancher du monde et vivre sans sortir, à l’abri d’une maison, dans un refuge maternant.

L’enfant, l’adolescent, souhaite donc continuer à aller à l’école … Il ne cherche pas intentionnellement à « sécher » les cours, à « se jouer » de vous. Il souffre de quelque chose qui le dépasse, et pour lequel il n’a pas de mots. Il a besoin d’être aidé.

Quelles sont les souffrances vécues par un enfant ou un adolescent en phobie scolaire ?

Ces symptômes indiquent une fragilité narcissique qu’il est nécessaire d’identifier et de nommer lors de l’accompagnement. La phobie surgit généralement lorsqu’un changement d’état, de lieu se produit :

  • Déménagement
  • Divorce des parents
  • Changement d’école et de classe
  • Passage en 6ème, ou passage du collège au lycée
  • Evènement familial et /ou social traumatisant
  • Passage de la ménarche pour les filles (Age moyen en France : 12 ans)
  • Harcèlement scolaire
  • etc…

Ainsi, les phobies surviennent à certaines étapes de la vie où le sujet est mis en danger dans la confiance narcissique qu’il a en lui-même. Les situations qui induisent les séparations et/ou des deuils obligent à reconsidérer et même, le plus souvent, à reconstruire une identité dont un élément s’est détaché. S’offre alors à l’être humain la solution, bien peu confortable, de s’évanouir dans le vertige phobique.

Comment aider un enfant ou un adolescent qui souffre de phobie scolaire ?

La phobie est une souffrance aux mécanismes inconscients, donc non intentionnelle. La première étape est donc l’accueil de la souffrance qui s’exprime comme elle peut, car, sans accompagnement d’un professionnel, le sujet n’a pas les mots pour dire.

Du côté des parents, croire l’enfant et l’adolescent est fondamental. Se diriger vers un professionnel pour demander une aide neutre et bienveillante est la clé d’une traversée de la difficulté à moindre coûts psycho-affectifs.

Un professionnel avertit saura mettre en place un dispositif où chaque membre de la famille pourra être écouté, entendu, soutenu. Où chaque relation sera analysée et ajustée si nécessaire. Où l’administration scolaire et autres professionnels de santé seront contactés. Il est ainsi nécessaire, pour le sujet souffrant, de retisser pour lui, un tissu social et psycho-affectif soutenant et encourageant. Une autre matrice que la maison où la chambre à coucher où il s’est réfugié.

Je vous invite ici à découvrir le processus familial que je propose dans ces situations.

Quels sont les bénéfices attendus d’un accompagnement psychothérapeutique ou hypnothérapeutique ?

Quand l’enfant, l’adolescent, sent qu’il est possible de tisser un lien de confiance, où l’écoute neutre et bienveillante est là de manière inconditionnelle, il peut alors commencer à trouver les mots pour dire sa souffrance. Le premier bénéfice est le soulagement de pouvoir déposer des mots, sans être jugé, et sans chercher des solutions immédiates. Juste parler et déposer la charge psycho-affective.

Progressivement, le professionnel va aider le sujet à faire des liens entre les symptômes extérieurs, les émotions ressenties, les sensations et les situations vécues. D’elle-même, grâce aux questions, aux reformulations miroirs, aux différentes médiations utilisées (parole, dessins, cartes émotions, jeux de figurines, hypnose pour apprivoiser ses émotions et s’en faire des alliées), la personne va pouvoir comprendre et verbaliser la source de sa souffrance.

Avec le temps, la relation aux autres va s’ajuster, et la personne va progressivement retrouver l’envie d’aller dans le monde, et donc, à l’école.

 

En respectant le temps nécessaire, l’enfant, l’adolescent va reprendre le cours de sa vie, renforcé par l’épreuve. Qu’est-ce qu’un trimestre ou deux, qu’est-ce qu’une année scolaire, au regard du temps de vie de la personne adulte en devenir ? J’invite les parents à se poser cette question, pour les aider à calmer leurs inquiétudes et angoisses bien légitimes en tant que parent, mais en l’occurrence, inutiles pour l’enfant qui a besoin de confiance et de temps pour grandir.

Pour prendre rendez-vous, c’est ici : https://en-quete-de-soi.fr/contact/

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

Voici un film d’une heure que je propose à toutes les familles concernées, où chacun et chacune peut se retrouver : La phobie scolaire

À Montpellier, une pédopsychiatre accueille de jeunes adolescents déscolarisés en hôpital de jour. Elle les aide à cerner leurs angoisses, à apprivoiser leurs peurs pour mieux les surmonter.

Pour la première fois, une caméra a pu suivre le travail du Dr Hélène Denis et de son équipe. Ce sont d’autres apprentissages qui se jouent entre ces murs : apprendre à se connaître par la psychothérapie, à respirer par le yoga, à s’entraider par les jeux de rôle… Une petite salle de classe, avec un professeur unique, maintient le lien avec l’univers scolaire.

Dans l’effectif cette année, il y a Léane, 13 ans. Elle adore l’école. Mais sa peur de l’échec et des mauvaises notes la paralyse.

Nolann, lui est en 5ème. Sa peur des autres, de leur jugement, lui rend impossible l’idée de retourner au collège.

Lila, elle, a peur de tout : Des autres, des profs, des notes… de grandir aussi.

Et Laurie, qui est en 6ème, dit avoir « peur de sa peur ».

Quatre petits cabossés, quatre ados noués par le mal de grandir.

Le film les suit pendant toute une année, de leur arrivée dans l’unité jusqu’à leur retour au collège et à une vie « normale » à la rentrée suivante.

En tant que professionnelle, je m’appuie sur ce film pour faire de la pédagogie sur la phobie scolaire, aider les parents à trouver leur place dans cette épreuve, et transmettre aux jeunes des outils appropriés pour retrouver leurs capacités d’actions.

Pour prendre rendez-vous, c’est ici : https://en-quete-de-soi.fr/contact/